Conseil d’architecture, d’urbanisme et d’environnement de la Seine-Maritime
Nous vous proposons chaque hiver des démonstrations de taille manuelle de jeunes haies. On y apprend la taille de formation et l’élagage des arbres de haut jet ainsi que le recépage des arbustes de bourrage. voir ici
A télécharger : 3 fiches albums sur la haie
et
à consulter : un coffret d’albums sur les clos-masures notamment le guide sur les talus plantés
Accueil du site > Nos dossiers > Planter des haies > Rôles de la haie
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Un maillage efficace de haies tempère le climat régional :
diminution de la vitesse du vent
diminution de l’évaporation du sol et de la transpiration des cultures
élévation de la température du sol et de la température de l’air.
Les haies protègent les bâtiments, les cultures, les animaux et les personnes contre le vent.
Pour être efficace, une haie brise-vent doit être :
semi-perméable et laisser passer une partie du vent au contraire des conifères qui forment des tourbillons
haute : une haie abrite sur environ 10 fois sa hauteur
composée de plusieurs étages de végétation
orientée perpendiculairement aux vents dominants.
Les haies sont suspectées de faire diminuer les rendements en bord de parcelles. Cette perte est largement compensée par une production plus importante sur le reste du champ ; globalement, les haies limitent la verse des cultures.
Un paysage sans arbre est une étendue monotone. La présence de haies contribue fortement à l’animer. Elles créent des lignes verticales et horizontales, des plans successifs qui offrent des cadrages de vues. La Seine-Maritime présente des paysages variés grâce notamment à la diversité de ses haies : talus cauchois des clos-masures, bocage brayon, alignements de têtards en vallée... Pour maintenir cette richesse et renforcer l’attractivité du territoire, il est souhaitable de préserver et de revitaliser ce patrimoine végétal.
La haie d’essences locales est aussi un élément fondamental des zones construites. Elle facilite l’intégration paysagère de certains bâtiments (hangars agricoles disgracieux,…) ou des extensions des bourgs (lotissement mieux intégré dans les villages).
La haie en clôture est la vitrine de la propriété. Elle compose le paysage de la rue. Le choix des essences est primordial pour créer une ambiance dont profitent tous les passants.
Les fûts des grands arbres peuvent être valorisés comme bois d’œuvre. La haie produit généralement plutôt du bois de feu. Le gros bois est transformé en bûche et le petit bois peut être déchiqueté et transformé pour être brûlé dans des chaudières.
La haie est une zone de transition qui héberge une flore et une faune très variées. Les différentes floraisons et des fructifications assure à chaque saison un garde-manger. Les abris sont nombreux, dans le sol, dans les vieux troncs, dans les ramures… La haie compose un écosystème et une chaîne alimentaire très riches. Elle joue un rôle important de corridor écologique entre zones naturelles.
La haie favorise le gibier et des plantations à but cynégétique ont été faites en plaine. Elles sont parfois doublées d’une ou deux bandes enherbées.
La haie filtre l’eau de ruissellement et piège une partie des particules et des pesticides : elle participe à la lutte contre l’érosion des terres agricoles. Elle améliore l’alimentation des nappes phréatiques. Les fissures créées par les racines et les animaux fouisseurs (micro mammifères, lombrics….) favorisent l’infiltration d’une eau non turbide. Du printemps à l’automne, l’arbre puise l’eau du sol et l’évapore. Les haies participent ainsi à l’assainissement de sols trop humides.
De nombreux animaux utiles à l’agriculture et au jardin, pollinisateurs ou prédateurs, sont présents dans les haies. Les reptiles contrôlent les populations de micro-mammifères, les oiseaux mangent une grande quantité d’insectes et de larves et certains insectes sont des parasites pour les insectes ravageurs.
Des recherches sur la protection intégrée des cultures (vergers notamment) démontrent que les haies abritent naturellement des prédateurs d’insectes nuisibles. Ces connaissances sont déjà appliquées par des arboriculteurs pionniers.
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