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EXPOSITION - Le paysage de la vallée de Seine /1


Un relief marqué

Creusée par les méandres du fleuve, la vallée de Seine entame fortement le plateau crayeux sur lequel s’appuient la Seine-Maritime et l’Eure. Ainsi, la Seine s’encaisse sur une hauteur pouvant atteindre 120 m, entre des rives dissymétriques :

- des rives concaves abruptes et pratiquement verticales laissant apparaître les substrats géologiques calcaires sur l’intérieur des méandres soumis à l’érosion directe du fleuve : les corniches (versant rocheux à forte pente.)

- des rives convexes s’étageant en terrasses alluviales successives, à l’extérieur des courbes du fleuve, correspondant à des dépôts de matériaux issus de cette érosion fluviale.

Le profil dissymétrique de la vallée de la Seine, l’enfoncement profond du fleuve et son développement en méandres larges, résultent d’un long phénomène d’érosion.

La fracturation importante de la craie, due à des mouvements tectoniques (déformation ayant affecté des terrains géologiques postérieurement à leur formation), a induit une dissolution importante des matériaux géologiques, et a conduit au relief que l’on connaît actuellement. En particulier lorsque les matériaux géologiques crayeux apparaissent plus résistant à ces phénomènes, ils ont pu conduire à la formation de corniches, de promontoires calcaires épaulés par des cônes érosifs successifs.

L’eau dans la vallée

La Seine, reliant la capitale à la mer, est une importante voie de communication. Endigué au fil des siècles, le fleuve présente un cours totalement artificialisé. Il est dragué régulièrement pour évacuer les dépôts sédimentaires et lui conserver son statut de voie navigable. Ainsi il garde une section relativement régulière de 200 à 300 m de large, s’évasant plus largement encore sur la section liée à l’estuaire.

Les rivières affluentes du Cailly, de l’Austreberthe et du Commerce entaillent le plateau cauchois et rejoignent le fleuve dans des vallées encaissées qui ont été fortement industrialisées. Parfois de petites rivières ont favorisé la création de zones de marais très protégées (vallon de la Rançon, vallon de Rogerville…).

Du Moyen-Age à nos périodes contemporaines, le lit majeur de la Seine a été soumis à des drainages réguliers notamment à l’aide de fossés, afin d’assainir les marécages.

Le mascaret

Cette vague déferlante aussi appelée « barre » progressait vers l’amont du fleuve lors des grandes marées. Le niveau d’eau pouvait alors monter brusquement de plus de deux mètres. La modification du fleuve a fait disparaître le phénomène du mascaret dans les années 1960.

Les milieux naturels

Les forêts, très présentes

De grands massifs forestiers (forêt du Rouvray, forêts de Roumare et de Brotonne) occupent certaines terrasses alluviales des méandres de la Seine.

On trouve également des boisements accrochés aux rebords des plateaux et des coteaux des vallées affluentes. Suite à l’endiguement, la forêt alluviale primitive qui bordait le fleuve naturel est réduite à quelques saulaies ou boisements d’aulnes, de frênes et de chênes.

Les coteaux calcaires

Les coteaux de Seine ont été longtemps des lieux de production agricole, permettant le développement de vergers et de vignes, sur les corniches les mieux exposées. Le pâturage extensif par les ovins a longtemps perduré.

Du fait de la mutation des systèmes agronomiques, ces activités agricoles n’ont pas subsisté. On assiste aujourd’hui à un enfrichement progressif de ces coteaux au détriment de certains milieux tels que les pelouses calcaires à orchidées.

Les zones humides

Les prairies humides abritent une flore spécifique liée aux submersions temporaires par le fleuve (cardamines, renouées, reine des prés). Véritables richesses naturelles, les tourbières de la vallée de Seine (marais de la Harelle à Heurteauville) possèdent une flore rare adaptée à un substrat particulier : la tourbe.

S’y côtoient notamment la sphaigne, la drosera, l’osmonde royale. Inondées en permanence, les roselières présentent une végétation d’hélophytes (plante semi-aquatique dont l’appareil végétatif est aérien et souvent dressé : jonc, roseau,...) telles que des phragmites, des massettes et des scirpes.

Dans l’estuaire, influencées par les eaux marines, les prairies humides inondables aussi appelées shorres, recouvertes seulement lors des grandes marées, présentent une végétation halophile (se dit d’une végétation qui croit sur un sol riche en sels.) : asters, spartines, puccinelles.

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